Pendant des années, toute question soulevée à propos des vaccins contre la COVID-19 était rapidement classée dans une seule catégorie : la désinformation.
Pourtant, une étude publiée dans l’International Journal of Vaccine Theory, Practice and Research relance aujourd’hui un débat que plusieurs croyaient clos. Des chercheurs affirment avoir détecté au moins 55 éléments chimiques non déclarés dans différents vaccins contre la COVID-19, incluant ceux de Pfizer, Moderna, AstraZeneca, Sinopharm, CanSino et Spoutnik V.
Parmi les éléments identifiés figureraient notamment du chrome, de l’arsenic, du nickel, du cuivre, du cobalt, du mercure ainsi que d’autres métaux lourds à divers niveaux selon les échantillons analysés. Les auteurs rapportent également une forte variation dans la composition observée d’un lot à l’autre, voire d’un flacon à l’autre.
La question qui dérange n’est pas seulement de savoir si ces éléments sont présents.
La véritable question est la suivante : pourquoi ces résultats ne font-ils pas l’objet d’une enquête publique indépendante à grande échelle?
Depuis le début de la pandémie, les autorités sanitaires ont répété que les vaccins autorisés avaient fait l’objet d’évaluations rigoureuses et que leur rapport bénéfices-risques demeurait favorable. Au Canada, les organismes de surveillance affirment continuer à suivre de près les effets indésirables et les signaux de sécurité associés à ces produits.
Mais pour de nombreux citoyens, la confiance a été ébranlée.
Des milliers de personnes à travers le monde affirment avoir subi des effets secondaires importants après la vaccination. Certaines disent avoir été ignorées, ridiculisées ou exclues du débat public lorsqu'elles tentaient simplement d'obtenir des réponses.
Aujourd'hui, cette nouvelle étude vient alimenter une interrogation légitime : les fabricants, les organismes de réglementation et les gouvernements ont-ils communiqué toute l'information disponible au public?
Il faut cependant rappeler qu'une étude, même publiée, ne constitue pas à elle seule une preuve définitive. Plusieurs experts contestent déjà certaines recherches similaires ayant circulé depuis la pandémie et réclament des validations indépendantes avant de tirer des conclusions sur les risques réels pour la santé.
C'est précisément pourquoi davantage de transparence serait souhaitable.
La science ne devrait jamais craindre les questions. Elle devrait les accueillir.
Qu'on soit favorable ou critique envers la vaccination, une chose devrait faire consensus : lorsqu'une étude soulève des interrogations concernant la composition de produits administrés à des milliards de personnes, la réponse ne devrait pas être le silence, l'étiquetage ou la censure.
La réponse devrait être l'enquête.
La confiance du public ne se construit pas avec des slogans.
Elle se construit avec des faits, des données accessibles et des débats ouverts.
Et si cette étude se trompe, la meilleure façon de le démontrer demeure encore la science elle-même.